jan.2018
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Les bêtises, un mode d'expression pour l'enfant

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Les bêtises, un mode d'expression pour l'enfant

Les bêtises, un mode d'expression pour l'enfant

 Avant 2 ans, la notion de bien et de mal n'existe pas pour l'enfant et autant dire que l'idée de bêtise est un concept d'adulte. Le monde, pour lui, se divise entre les objets et les êtres qu'il peut atteindre, les actes qu'il peut faire et ceux qui lui sont inaccessibles ou irréalisables pour des raisons physiques ou intellectuelles. Progresser, c'est essayer de surmonter toutes ces difficultés. Le mot « non » est sans doute celui qu'il entend le plus. Cependant, la notion de bêtise ne peut s‘installer que lorsque l'enfant commence à être capable d'imaginer que ce qu'il fait est mal et qu'une catastrophe plus ou moins importante va en être la conséquence, c'est-à-dire lorsqu'il peut évaluer les conséquences de ses actes. À partir de 2 ans, grâce à l'éducation de ses parents, il différencie de mieux en mieux les notions de bien et de mal, il sait lorsqu'il est « gentil » ou « méchant » ; il comprend l'interdit d'autant plus facilement qu'on lui en aura expliqué la cause. Mais toutes ces notions sont liées essentiellement à des actes, et non à la morale.

 Quand le bébé comprend-t-il les interdits ?

Seulement voilà, il ne comprend pas encore l’utilité de ces interdictions. Oui, c'est défendu de dessiner sur le mur de sa chambre, mais pourquoi puisque c'est beaucoup plus drôle et intéressant que sur une feuille de papier. De même, il lui faudra attendre son troisième anniversaire pour comprendre par exemple que si un objet est cassé c'est parce qu'il y a touché. La notion de bêtise apparaît lorsque l'enfant « sait » qu'il en fait une et qu'il est capable d’anticiper les conséquences de ses actes. De plus, l‘importance de la bêtise lui échappe totalement, le monde des adultes est plein de contradictions. Et encore ce n'est que bien plus tard, vers 9 ans, qu'il acquiert la « causalité morale » Ce qui est bien fait plaisir, ce qui est mal fait de la peine. Toutefois, il ne faut pas confondre les bêtises qui sont dues à l’inexpérience, à la maladresse, à la curiosité et celles provoquées délibérément pour attirer l'attention. C’est souvent le cas lorsque l'enfant vit dans un monde d'interdits lorsqu'il est avec ses parents et dans une totale liberté quand il est seul. Pour un petit, rien n’est pire que l’indifférence : il cherchera coûte que coûte à la briser. Ce sont alors des bêtises d’appel : « Je t'aime et j'ai besoin que tu m'aimes. »

 Quels parents êtes-vous ?

On peut classer les parents en plusieurs catégories. « Les décidés », les solides qui savent refuser catégoriquement un certain nombre de choses et de comportements avec cependant une certaine place à la liberté et à la fantaisie : ils rencontrent rarement des difficultés avec leur enfant parce qu'ils ont défini clairement des bornes et s'y tiennent. Il y a ceux qui interdisent tout : autant dire qu'au début l’enfant se pliera à leur discipline de fer mais, avec l’âge, l'esprit de rébellion trouvera là un terrain idéal pour croître et embellir et les bêtises vont se multiplier (à moins que l'enfant trop inhibé ne développe des troubles psychiques). Il y a encore les parents qui ne sont pas toujours du même avis et face auxquels l’enfant a bien du mal à trouver ses repères : les bêtises et les colères seront alors fréquentes. Enfin, il y a les « tendres » ceux qui disent « non » de la tête et pensent « oui » : dans ce cas, mieux vaut céder tout de suite pour ne pas perdre la face. Ce sont eux d’ailleurs qui pratiquent le plus les compromis avec des « pas tout de suite, à la maison, demain », misant ainsi sur la versatilité de leur enfant.

 Que faire ?

L'éducation vient par l'exemple. il est difficile d’imposer à un enfant une loi qu’il voit transgressée en permanence par ses parents. La valeur de l'exemple va de l’utilisation courante des « gros mots » au port de la ceinture de sécurité en voiture. Avant d’imposer, avant d’interdire et de se fâcher, commençons par nous observer. La réprimande doit être immédiate et en relation avec la bêtise. Dans la majorité des cas, elle consiste en une tape sur les doigts suivie de l'explication simple de l’interdit : expliquer à l’enfant la conséquence de ses actes, c'est lui apprendre la vie. Évitez les réprimandes « affectives » du genre: « Tu es méchant, je ne t'aime plus ». Elles vous dirigent tout droit dans le domaine du chantage affectif toujours difficile à contrôler.

Votre rôle reste encore de prévenir. En fonction des capacités de votre enfant, vous pouvez évaluer tout ce qu’il peut faire ou tout ce qu’il est capable d'imaginer. L’éducation d'un enfant passe sans doute par un certain nombre de frustrations, mais elles ne doivent pas exister à tout propos.

 Déçus d’eux-mêmes ?

Certains enfants se mettent en colère contre eux-mêmes lorsqu'ils ne réussissent pas à faire ce qu'ils avaient dans la tête. Ils crient, jettent les objets de rage. Seule solution pour les aider, leur montrer, leur expliquer et les encourager à recommencer. Le tout avec beaucoup de patience. N'ajoutez pas à sa colère en renforçant l'idée qu'il n'est pas capable de tel geste ou de tel comportement, félicitez-le au contraire d'avoir essayé. Si l'enfant crie et se met en colère, c'est aussi parce qu'il ne trouve pas les mots pour exprimer son désarroi.

 

 

 

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